Vous voulez quitter Solocal (l'ex-Pages Jaunes) mais vous ne savez pas par où commencer ? La résiliation est souvent perçue comme compliquée, surtout à cause de l'engagement pluriannuel et de la tacite reconduction. Voici la procédure, étape par étape, et les pièges à éviter.
Ce guide est informatif. Les contrats Solocal varient : vérifiez toujours les termes exacts du vôtre, et faites-vous accompagner par un conseil en cas de litige.
Étape 1 : retrouver votre contrat et sa date d'échéance
Avant tout, remettez la main sur votre contrat. Vous y cherchez trois informations décisives :
- La durée d'engagement (souvent 12 mois ou plus).
- La date d'échéance ou d'anniversaire du contrat.
- Le délai de préavis à respecter pour résilier (par exemple 1 à 3 mois avant l'échéance).
Ces trois éléments déterminent tout. Un contrat Solocal se reconduit généralement par tacite reconduction : si vous ne faites rien dans les délais, il repart pour une nouvelle période.
Étape 2 : calculer la bonne fenêtre pour résilier
C'est l'erreur la plus fréquente : envoyer sa résiliation trop tard, hors du délai de préavis, et se retrouver reconduit pour un an de plus.
Comptez à rebours depuis la date d'échéance : si le préavis est de 2 mois et que le contrat se termine le 30 juin, votre courrier doit partir avant le 30 avril. Dans le doute, anticipez : mieux vaut envoyer trop tôt que trop tard.
Étape 3 : envoyer une lettre recommandée avec accusé de réception
La résiliation doit être faite par écrit, par lettre recommandée avec accusé de réception (LRAR). C'est ce qui vous donne une preuve de date et de réception.
Votre courrier doit indiquer clairement :
- Vos coordonnées et votre numéro de client ou de contrat.
- Votre volonté de résilier le contrat à son échéance, sans reconduction.
- La date d'échéance concernée.
Conservez précieusement l'accusé de réception : c'est votre preuve en cas de contestation.
Étape 4 : vérifier ce que vous récupérez
Une fois la résiliation actée, faites le point sur vos actifs :
- Le nom de domaine : s'il est déposé à votre nom, vous le gardez. S'il a été déposé par Solocal, réclamez son transfert par écrit.
- Le site : la plupart du temps, il n'est pas récupérable (plateforme propriétaire non exportable). Il cessera d'être en ligne.
- Vos contenus : récupérez vos textes, photos et logos, ils vous appartiennent.
- La fiche Google Business : si Solocal la gérait, reprenez-en la main (c'est votre fiche, pas la leur).
Étape 5 : ne pas laisser de trou dans votre visibilité
Le point le plus important : si vous résiliez sans rien prévoir, votre site disparaît du jour au lendemain, et votre visibilité avec lui. Préparez la suite en parallèle, avant la coupure.
L'idéal est de mettre en ligne un nouveau site, cette fois à votre nom, avant l'échéance, pour assurer la continuité. Vous gardez votre référencement local et vous ne repartez pas de zéro.
Les points de vigilance
- Attention aux avenants : une modification du contrat en cours de route peut en modifier la durée. Relisez tout.
- Le démarchage de fidélisation : un commercial peut vous rappeler pour vous retenir avec une offre. Rien ne vous oblige à accepter.
- En cas de litige : vous pouvez saisir un médiateur de la consommation ou vous faire accompagner par un conseil. Gardez toutes vos preuves écrites.
Et après ?
Quitter Solocal, ce n'est pas perdre sa présence en ligne, c'est reprendre le contrôle. Avec un site que vous possédez (nom de domaine, code, accès), une maintenance sans engagement et des prix affichés, vous n'êtes plus prisonnier d'un contrat.
Pour comprendre le coût réel de Solocal, lisez combien coûte Solocal en 2026. Et pour la suite, découvrez notre alternative à Solocal, sans engagement.

