Pour gérer son site WordPress soi-même, il suffit de maîtriser cinq choses : le tableau de bord, la création de pages et d'articles, les images, les mises à jour et les extensions. Pas besoin de toucher au code. Ce qu'il vaut mieux laisser à un professionnel tient en trois points : le code du thème, la suppression d'extensions actives et les réglages des permaliens.
WordPress fait tourner plus de 40 % des sites web dans le monde, justement parce qu'on peut le gérer sans être développeur.
Le tableau de bord WordPress : s'y repérer
Quand vous vous connectez à votre-site.fr/wp-admin, vous arrivez sur le tableau de bord. Tout se gère depuis le menu de gauche :
- Articles : votre blog, si vous en avez un. Chaque article a une date, une catégorie et des étiquettes.
- Pages : les pages fixes du site (accueil, services, contact, à propos), sans date ni catégorie.
- Médias : la bibliothèque des images et fichiers envoyés sur le site.
- Apparence : thème, menus et widgets. À manier avec prudence.
- Extensions : les fonctionnalités ajoutées à WordPress, que vous activez, désactivez et mettez à jour.
- Réglages : la configuration générale du site.
Ce que vous pouvez faire librement
Créer et modifier des articles et des pages, ajouter des médias, mettre à jour les extensions et WordPress lui-même, après une sauvegarde.
Ce qu'il vaut mieux éviter seul
Modifier le code du thème, supprimer une extension active sans vérifier ce qui en dépend, et changer les réglages des permaliens sans mettre en place de redirections : les adresses déjà connues de Google ne mèneraient plus nulle part.
Créer et modifier une page ou un article
WordPress utilise Gutenberg, un éditeur par blocs : chaque élément (titre, paragraphe, image, liste) est un bloc que vous ajoutez et déplacez à la souris.
- Cliquez sur + Nouveau dans la barre du haut.
- Saisissez le titre. Il sert à construire l'adresse de la page, que vous pouvez modifier.
- Cliquez dans la zone de contenu pour écrire, ou sur + pour ajouter un bloc.
- À droite, choisissez la catégorie (pour un article) et l'image à la une.
- Cliquez sur Publier, ou sur Enregistrer le brouillon pour garder votre travail sans le mettre en ligne.
Gérer les images correctement
Les images sont la première cause de lenteur sur WordPress. Trois réflexes suffisent :
- Redimensionnez vos photos avant de les envoyer : 1 500 px de large au maximum pour la plupart des usages.
- Utilisez le format WebP quand c'est possible, il compresse mieux.
- Donnez un nom parlant au fichier avant l'envoi (
plombier-haubourdin-intervention.jpgplutôt queIMG_0042.jpg) : Google s'en sert pour comprendre l'image.
Mettre à jour WordPress, le thème et les extensions
Les mises à jour corrigent des failles de sécurité : les repousser, c'est laisser une porte ouverte. Avant chacune, vérifiez qu'une sauvegarde récente existe.
- Mises à jour mineures de WordPress (6.7.1 vers 6.7.2) : faites-les directement. Ce sont en général des correctifs de sécurité, sans risque de régression.
- Mises à jour majeures (6.7 vers 6.8) et extensions importantes : testez d'abord sur un site de test (staging) si vous en avez un, sinon faites-les aux heures creuses.
Si vous préférez ne pas vous en occuper, la maintenance WordPress Essentiel (29 € HT/mois, sans engagement) s'en charge : je fais les mises à jour et les sauvegardes, et je surveille le site 24h/24.
Les extensions à connaître
Vous n'avez pas besoin de trente extensions. Celles qui servent à presque tous les sites :
- SEOPress (développée en France), Yoast SEO ou Rank Math : le référencement de chaque page.
- UpdraftPlus : les sauvegardes automatiques.
- WP Super Cache ou W3 Total Cache : le cache, pour la vitesse.
- Wordfence : la sécurité de base.
Pour les autres, demandez-vous si chacune sert vraiment. Chaque extension active ralentit un peu WordPress et doit être tenue à jour.
Si vous passez par une maintenance WebSentinel, les formules Sérénité et Performance fournissent les versions premium de SEOPress PRO, WP Rocket, Imagify, Solid Security Pro et UpdraftPlus : plus de 320 € de licences par an, sans surcoût.
Quand une formation vaut le coup
Les tutoriels prennent du temps et ne correspondent jamais tout à fait à votre site. En formation WordPress individuelle, on travaille directement sur votre site, pas sur un exemple, et je réponds à vos questions au fur et à mesure. En 3 à 6 heures, la plupart des propriétaires de site deviennent autonomes pour la gestion courante.

