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Comment sauvegarder WordPress manuellement : guide complet 2026

· Nicolas Pivaut

Une sauvegarde WordPress, c’est comme une assurance. Quand tout va bien, vous ne pensez pas à elle. Le jour où votre site tombe, elle devient indispensable.

La plupart des propriétaires de sites WordPress comptent sur leur hébergeur ou sur un plugin de sauvegarde. Problème : les sauvegardes automatiques échouent silencieusement, les plugins consomment des ressources, et l’hébergeur ne conserve pas toujours l’historique que vous croyez.

Sauvegarder manuellement, c’est reprendre le contrôle.

Ce qu’il faut sauvegarder

Un site WordPress repose sur deux éléments distincts :

  1. Les fichiers : le core WordPress, le thème, les plugins, les médias uploadés, le fichier wp-config.php
  2. La base de données : tous vos articles, pages, réglages, utilisateurs, commentaires

Sans les deux, vous ne pouvez pas restaurer votre site. Sauvegarder uniquement les fichiers ou uniquement la BDD, c’est inutile.

Sauvegarde des fichiers via FTP/SFTP

Étape 1 : se connecter au serveur

Utilisez FileZilla, Cyberduck ou la ligne de commande. Les identifiants FTP/SFTP sont fournis par votre hébergeur (généralement dans le panneau de gestion).

Pourquoi SFTP plutôt que FTP ? FTP envoie les identifiants en clair. SFTP chiffre la connexion. Si votre hébergeur propose les deux, choisissez toujours SFTP.

Étape 2 : télécharger le dossier complet

Le dossier WordPress est généralement situé dans :

  • public_html/
  • www/
  • html/

Téléchargez l’intégralité du dossier racine vers votre ordinateur. Pour un site de taille moyenne, cela prend entre 5 et 30 minutes selon votre connexion.

Le fichier wp-config.php est le plus important. Il contient les identifiants de connexion à la base de données. Sans lui, même avec les fichiers et la BDD, vous ne pourrez pas reconnecter WordPress à sa base.

Étape 3 : vérifier l’intégrité du téléchargement

Comparez le nombre de fichiers sur le serveur et sur votre ordinateur. FileZilla affiche les transferts échoués dans un onglet dédié. Relancez les fichiers manquants.

Sauvegarde de la base de données via phpMyAdmin

Étape 1 : accéder à phpMyAdmin

Votre hébergeur fournit généralement un accès phpMyAdmin dans le panneau de gestion (cPanel, Plesk, interface OVH, etc.).

Étape 2 : sélectionner la base de données

Dans la colonne de gauche, cliquez sur le nom de la base de données WordPress. Si vous ne savez pas laquelle c’est, ouvrez le fichier wp-config.php sur votre ordinateur et cherchez la ligne define('DB_NAME', 'nom_de_votre_base');.

Étape 3 : exporter en SQL

  1. Cliquez sur l’onglet Exporter
  2. Choisissez la méthode Personnalisée
  3. Assurez-vous que toutes les tables sont sélectionnées
  4. Format : SQL
  5. Cochez Ajouter DROP TABLE (pour écraser les tables existantes lors d’une restauration)
  6. Cochez Ajouter des instructions AUTO_INCREMENT
  7. Cliquez sur Exécuter

Le fichier .sql téléchargé contient l’intégralité de votre base de données sous forme de requêtes SQL.

Sauvegarde en ligne de commande (avancé)

Si vous avez un accès SSH à votre serveur, la sauvegarde est plus rapide et plus fiable.

Sauvegarde des fichiers :

cd /chemin/vers/wordpress
tar -czvf sauvegarde-fichiers-$(date +%Y%m%d).tar.gz .

Sauvegarde de la base de données :

mysqldump -u utilisateur -p nom_base > sauvegarde-bdd-$(date +%Y%m%d).sql

Vous serez invité à saisir le mot de passe. L’identifiant et le mot de passe se trouvent dans le fichier wp-config.php.

Où stocker vos sauvegardes

Règle d’or : jamais sur le même serveur que votre site.

Si le serveur tombe, si votre hébergeur fait faillite, si un ransomware chiffre les fichiers, une sauvegarde sur le même disque disparaît avec le reste.

Solutions de stockage :

  • Disque dur externe dédié
  • Cloud chiffré (Nextcloud, pCloud)
  • Service de stockage simple (AWS S3, Scaleway Object Storage)

Fréquence recommandée :

  • Site vitrine sans mise à jour fréquente : une fois par mois
  • Blog actif : une fois par semaine
  • E-commerce : une fois par jour minimum

Restauration en cas de panne

La restauration suit le chemin inverse :

  1. Supprimez les fichiers WordPress corrompus sur le serveur
  2. Uploadez les fichiers sauvegardés via FTP/SFTP
  3. Créez une nouvelle base de données vide dans phpMyAdmin
  4. Importez le fichier SQL via l’onglet Importer de phpMyAdmin
  5. Vérifiez le fichier wp-config.php : les identifiants de BDD doivent correspondre à la nouvelle base

Si votre hébergeur a changé l’adresse du serveur de base de données (rare mais possible), mettez à jour la ligne define('DB_HOST', 'localhost'); dans wp-config.php.

La maintenance qui inclut les sauvegardes

Sauvegarder manuellement, c’est bien. Mais c’est chronophage, et il suffit d’un jour d’oubli pour tout perdre.

C’est pourquoi nos forfaits de maintenance WordPress incluent des sauvegardes automatisées quotidiennes, stockées hors-site, avec une conservation de 30 jours. Vous recevez un rapport mensuel confirmant que chaque sauvegarde s’est bien déroulée.

Si vous gérez vous-même vos sauvegardes, faites un test de restauration au moins une fois par trimestre. Une sauvegarde non testée est une sauvegarde non fiable.

Ressources complémentaires

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